CHEMIN DE SAINTETÉ

adveniat regnum tuum

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La PASSION de MARIE
selon
Maria VALTORTA

2
L’agonie
(tome 9)

 

Au Jardin des Oliviers

Le rappel de l’épisode de la Cène est pour Jésus le moyen d’exprimer à Maria Valtorta la puissance de la prière de Marie (Pages 188 et 189) Jésus dit: “Je ne refuse pas, J’appelle au contraire l’aide de la pleine de grâce,... elle, Reine des anges, pour réconforter son Fils... Pauvre Maman! Elle aussi a goûté l’amertume de l’abandon du Père, mais par sa douleur offerte pour la Rédemption, elle M’a obtenu de pouvoir surmonter l’angoisse du Jardin des Oliviers et porter à terme la Passion dans toute sa multiforme âpreté dont chacune visait à laver une forme et un moyen de péché.”

Effectivement, au Jardin des Oliviers, Jésus se souviendra de Marie: “... Dans la petite grotte de Maman il y avait aussi ces fleurettes... Maman! Oh! Maman!”  Et Jésus éclate en sanglots. (Page 202)  Et c’est aussi de Marie dont se servira Satan pour tenter Jésus: “... Non. Je n’ai plus de Mère. Je n’ai plus de vie. Je n’ai plus de divinité. Je n’ai plus de mission. C’est inutilement que tu Me tentes, démon, avec la Mère, la vie, ma divinité, ma mission...”  (Page 205)

Remarque:

Comme on l’a dit plus haut, Marie ne paraît pas pendant les premiers épisodes douloureux de la Passion. Mais, elle est constamment présente dans l’esprit de Jésus, et la pensée de sa Mère est pour Lui la plus efficace des consolations.

3
Le jugement et la condamnation

 

Après la flagellation de Jésus

Maria Valtorta, nous fait retrouver Marie après la flagellation de Jésus.  (tome 9)

Judas, après sa trahison est comme fou. Poussé par on ne sait quelle force, il retourne au Cénacle et se trouve face à face avec Marie:” Judas,  dit Marie, qu’es-tu venu faire?”  Ce sont les mêmes paroles que celles de Jésus au moment de la trahison, les mêmes paroles dites avec un amour douloureux.  “Judas s’en souvient et pousse un cri.  “Judas, répète Marie, qu’as-tu fait?... Judas! Judas! arrête-toi! Écoute! Je te le dis en son nom: repens-toi, Judas. Lui, pardonne...“ Judas s’est enfui” précipitamment. C’est à ce moment que Jean arrive car il doit conduire la Mère à son Fils. (Pages 246 et 247) Les paroles qu’il adresse à Judas sont loin d’être aimables... Il n’est pas encore l’apôtre de l’Amour...

Le pauvre Jean est effondré. Il s’écroule d’abord aux pieds de Marie (chapitre 27 page 262) pour implorer son pardon, pardon d’avoir dormi quand Jésus lui demandait de veiller et de prier. Sur le point de maudire Judas, il est arrêté par Marie qui lui dit: “Jean, ne maudis pas. Ne hais pas, Jean. Laisse au Père le jugement à faire.”

Au chapitre 25, Jésus explique à Maria Valtorta que, par Marie, c’était la grâce qui parlait à Judas, et qui donnait le pardon en son nom. “Oh! oui Je lui aurais pardonné! S’il s’était jeté aux pieds de la Mère en disant: “Pitié!”, elle, la Mère de Pitié, l’aurait recueilli comme un blessé et sur ses blessures sataniques... aurait répandu ses larmes qui sauvent..., elle la Mère des vierges et des saints, mais aussi la Mère des pécheurs.” (Page 250) Et Jésus explique ensuite à Maria Valtorta que Marie doit annuler Eve.

Marie est la nouvelle Eve

Jésus dit: “le couple Jésus-Marie est l’antithèse du couple Adam-Eve. C’est lui qui est destiné à annuler toute l’oeuvre d’Adam et d’Eve et de ramener l’humanité au point où elle était quand elle fut créée: riche de grâce et de tous les dons dont le Créateur l’avait comblée. L’Humanité a subi une régénération totale par l’oeuvre du couple Jésus-Marie qui sont ainsi devenus les nouveaux parents de l’humanité... Mais pour annuler les oeuvres des deux premiers, cause de mortelles infirmités... ils ont dû, ces deux seconds, opérer en tout et pour tout d’une manière opposée à celle des deux Premiers. Par conséquent pousser l’obéissance jusqu’à la perfection qui s’anéantit et s’immole dans la chair, dans le sentiment, dans la pensée, dans la volonté pour accepter tout ce que Dieu veut. par conséquent pousser la pureté jusqu’à une chasteté absolue ...”  

Jésus ajoute combien il fut difficile, à certains moments, pour Marie, d’accomplir la pratique parfaite des vertus: “Je ne veux parler ici que de ma Mère... La nouvelle Eve qui avait déjà repoussé, dès ses plus tendres années les flatteries employées parSatan pour la pousser à mordre le fruit... qui avait rendu folle la compagne d’Adam, la nouvelle Eve ne s’était pas bornée à repousser Satan mais l’avait vaincu en l’écrasant par une volonté d’obéissance, d’amour, de chasteté, tellement vaste que lui, le Maudit, en était resté écrasé et dompté... Les harmonies célestes et les célestes parfums dansent énamourés autour de la belle et sainte personne et parce que son oeil, plus pur que le lys et plus énamouré que celui de la tourterelle qui roucoule, fixe seulement son Seigneur éternel dont elle est la Fille, la Mère et l’Épouse.”  (page 253)

Jésus glorifie aussi la Maternité de Marie: “Oh! Maternité de Marie Martyre! Maternité sublime autant que ta Maternité virginale et divine! De cette dernière, c’est Dieu qui t’a fait don! Mais de la première, toi, Mère sainte, Corédemptrice, tu t’es fait don, car toi, toi seule as su en cette heure, alors que tu sentais déjà la Croix, te briser le cœur, aimer et pardonner.

“Marie, nouvelle Eve, a eu de Dieu, un nouveau fils... Mais elle l’a eu dans une heure de douleur totale, au pied d’un gibet, au milieu des râles du Mourant qui était son Fils, des insultes d’une foule déïcide, et une désolation imméritée et totale puisque Dieu aussi ne la consolait plus.” Jésus conclut: “la vie nouvelle commence pour l’humanité et pour chaque homme par Marie. Dans ses vertus et sa manière de vivre se trouve votre école. Et dans sa douleur qui eut tous les visages, même celui du pardon au meurtrier de son Fils, se trouve votre salut.” (Page 254)

Jésus est condamné à la mort de la Croix

Jean ne peut réussir à dire à Marie que Jésus est condamné à mort. Il commence à raconter de vagues histoires,  mais Marie sait et elle dit: “Ne mens pas, Jean. Pas même par pitié pour une Mère. Tu n’y parviendrais pas et ce serait inutile. Je sais. Depuis hier soir, je l’ai suivi dans sa douleur. Tu ne le vois pas, mais mes chairs sont meurtries par sa flagellation, mais sur mon front se trouvent les épines, j’ai senti les coups... tout. Mais maintenant... je ne vois plus. Maintenant j’ignore où est mon Fils condamné à la Croix!...à la croix!... à la croix!... Oh! Dieu, donne-moi la force! Lui doit me voir. Je ne dois pas sentir ma douleur tant que Lui sent la sienne; Quand ensuite tout... sera fini, fais-moi mourir alors, mon Dieu, si Tu veux; maintenant, non. Pour lui, non. Pour qu’Il me voie. Allons, Jean. Où est Jésus?”

Jean va chercher les autres femmes en pleurs: “Filles, taisez-vous!  dit Marie, Aidez-moi  à ne pas pleurer! Allons!.” Marie s’appuie sur Jean qui la conduit... comme si elle était aveugle. (pages 262 et 263)

   

 

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