CHEMIN DE SAINTETÉ

adveniat regnum tuum

Sœur Marie de Saint-Pierre
(Perrine Éluère)
1816-1848

JOURNAL SPIRITUEL

44
Association de Saint-Dizier

En la fête des saint apôtres Pierre et Paul

Canoniquement érigée le 16 juillet, jour de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel

« Notre-Seigneur m’avait envoyée vers sa sainte Mère afin de recevoir de ses mains bénies la grâce que je sollicitais depuis si longtemps pour la gloire du saint Nom de Dieu. Je me jetai donc en toute confiance dans le cœur de cette Mère de miséricorde, la priant d’être mon avocate en la cause de Dieu, lui recommandant avec insistance cette grande affaire, pendant le beau mois de mai qui est  tout consacré à sa gloire. Je ne l’invoquai point en vain: elle regarda les larmes de sa petite servante, elle entendit ses soupirs et ses vœux. Bientôt elle inspira à un de ses serviteurs, Monseigneur l’évêque de Langres, qui entendit parler du projet, d’y prendre le plus vif intérêt. Son zèle pour le saint Nom de Dieu le fit travailler avec une pieuse ardeur, à l’établissement de l’association.

Le règlement fut donné le 28 juin 1847, en la vigile de la fête des bienheureux apôtres saint Pierre et saint Paul, et, ce qui est bien remarquable pour la gloire de la sainte Vierge, l’association fut canoniquement et solennellement érigée le 16 juillet, jour de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel [1]. O mains puissantes de Marie, c’est vous qui avez tout fait, les hommes n’ont été que vos instruments. Je vous remercie un million de fois; soyez bénie en tout temps et tous lieux! Mais admirons un autre trait de la divine Providence et de la miséricorde de Marie: cette œuvre réparatrice des blasphèmes et de la violation du dimanche est portée par Monseigneur l’évêque de Langres aux pieds du souverain Pontife pour obtenir un bref qui enrichisse cette association des indulgences et des bénédictions de la sainte Église. Le Saint-Père donne ce bref pour la confrérie, en date du 27 juillet 1847; le 30, il en donne un second qui érige l’association en archiconfrérie. Je regarde avec admiration l’Église enfanter cette œuvre dans ces trois jours de douloureuse mémoire;[2] je vois la miséricorde de Dieu « surabonder où le péché abondait »: soyez-en béni à jamais, ô mon Dieu! Ce la ne s’est point fait par hasard; votre providence a tout conduit et dirigé pour la gloire de votre saint Nom et pour le salut de la France. Protégez donc cette œuvre, qui est votre ouvrage, et défendez-la contre ses ennemis; propagez-la dans ce royaume, qui est consacré à la glorieuse Vierge Marie. »


[1] « Ce qui n’est pas moins remarquable, c’est que, si le règlement de Saint-Dizier porte la date du 28 juin ‘1847), l’érection de la confrérie de la Sainte-Face à Tours porte celle du 29 juin (1876): l’une complète l’autre, toujours sous la protection de saint Pierre, chef de l’Église. — De même Notre-Dame du Mont Carmel a voulu, le 16 juillet, jour de sa fête, commencer l’œuvre par monsieur Dupont au moyen de la quarantaine en 1843, la sanctionner par Pie IX en 1847, et la faire adopter définitivement en se servant de son Ordre en 1876. — Belles et consolantes coïncidences: Marie et l’Église! »
— Abbé Janvier: “Vie de la Sœur Saint-Pierre”. Larcher - Paris 1884. Note de bas de page.

N. B.: — Il est aussi intéressant de remarquer que l’association de Saint-Dizier a été érigée en l’église Saint-Martin de cette ville de la Haute-Marne. Cette Association n'existe plus de nos jours (2010 - A. ROCHA)

[2] La sœur fait référence ici aux trois jours de juillet.

   

 

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