CHEMIN DE SAINTETÉ

adveniat regnum tuum

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La PASSION de JÉSUS
selon
Maria Valtorta
(1897-1961)

6
Le crucifiement

 

La crucifixion (Chapitre 29)

“Quatre hommes musclés, vêtus de tuniques courtes et sans manche ont dans les mains des clous, des marteaux et les cordes qu’ils montrent aux condamnés en se moquant d’eux. La foule est agitée par un cruel délire... Le centurion offre à Jésus une amphore pour qu’Il boive la mixture anesthésique du vin myrrhé. Mais Jésus la refuse. Les deux larrons, au contraire, en boivent une quantité...

Ordre est donné aux condamnés de se dévêtir... Les bourreaux offrent aux condamnés trois loques pour qu’ils se les attachent à l’aine... Marie a vu et elle a enlevé le long et fin linge blanc qui lui voile la tête sous le manteau... Elle le donne à Jean pour qu’il le présente à Longin pour son Fils... Jésus s’en enveloppe...”  (Page 279)

Suivent des scènes sordides et blasphématoires, les juifs entonnant, en les transformant, des phrases des psaumes ou du Cantique des Cantiques.

Bientôt les larrons sont attachés sur les croix en criant des malédictions contre Dieu, la Loi, les Romains et les Juifs.

C’est le tour de Jésus. “Doux, Il s’allonge sur le bois... Il se couche et met la tête où on lui dit de la mettre. Il ouvre les bras comme on Lui dit de le faire, allonge les jambes comme on le Lui ordonne...  Deux bourreaux s’assoient sur la poitrine pour la tenir immobile... Un troisième Lui prend le bras droit... Le quatrième... regarde si le trou déjà fait dans le bois correspond à la jointure radio-ulnaire du poignet.”  Tout va bien: le premier coup de marteau est donné. Jésus pousse un cri: ses yeux sont baignés de larmes... Marie répond au cri de son Fils par un gémissement... (Page 281)

“La main droite est clouée. On passe à la gauche. Le trou ne correspond pas au carpe. Alors ils prennent une corde, lient le poignet gauche et tirent jusqu’à déboîter la jointure et arracher les tendons et les muscles... On arrive à peine au commencement du métacarpe, près du poignet. Ils se résignent et clouent où ils peuvent, entre le pouce et les autres doigts, exactement au centre du métacarpe...”  On ne peut manquer d’être intrigué par cette vision de Maria Valtorta, surtout lorsque la compare à l’image imprimée sur le Saint Suaire de Turin.

Jésus ne crie plus. Il pousse seulement une plainte rauque derrière ses lèvres fortement fermées, et des larmes de douleur tombent par terre...

Maintenant, c’est le tour des pieds. A deux mètres et plus de l’extrémité de la croix, il y a un petit coin, à peine suffisant pour un pied. On y porte les pieds pour voir si la mesure est bonne, et comme il est un peu bas, et que les pieds arrivent difficilement, on étire par les chevilles le pauvre Martyr... La couronne déplacée menace de tomber. Un bourreau, d’un coup de poing, la remet en place... Ceux qui étaient assis sur la poitrine de Jésus se lèvent pour se placer sur les genoux... Ils pèsent sur les genoux et pressent les jambes pendant que les deux autres accomplissent le travail, beaucoup plus difficile de clouer un pied sur l’autre en cherchant à combiner ensemble les deux jointures des tarses.” 

Malgré l’application des bourreaux à maintenir les pieds immobiles, le pied de dessous se déplace. Il faut donc déclouer et recommencer. Sur tout le Calvaire ce ne sont que yeux et oreilles tendues, pour recueillir tout geste et tout bruit, et en jouir... On n’entend que le bruit atroce du marteau sur la tête du clou et “le rauque gémissement de Marie qui se courbe de plus en plus à chaque coup, comme si le marteau la blessait, elle, la Mère Martyre.”  (Pages 282 et 283)

Exaltation de la Croix

“Maintenant la croix est traînée près du trou et elle rebondit sur le sol inégal en secouant la pauvre Crucifié. On dresse la croix qui échappe par deux fois à ceux qui la lèvent, et retombe... en donnant un affreux tourment à Jésus, car la secousse... déplace les membres blessés... Ensuite, quand on laisse tomber la croix dans son trou... la souffrance doit être atroce.”

“Tout le poids du corps se déplace en avant et vers le bas et les trous”  des mains et des pieds s’élargissent. Le sang coule plus fort. (Page 283)

La foule maintenant ne se tait plus mais reprend, au contraire, son vacarme infernal.

La cime du Golgotha a son trophée et sa garde d’honneur. Longin est debout entre la Croix de Jésus et celle de droite. “Il semble monter la garde du Roi Martyr.” Les autres soldats semblent indifférents...

Le soleil a un étrange éclat d’un jaune rouge d’incendie...

Longin, voyant Marie juste au-dessous du talus, appelle un des soldats pour qu’il la fasse monter avec Jean que l’on prend pour son autre fils. Marie va au pied de la Croix, un peu à l’écart, pour être vue par Jésus, et pour Le voir.

   

 

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