VOIE VERS DIEU

adveniat regnum tuum

     
 

 

Mieux connaître Marie

   
   
   
 

Paulette Leblanc

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La Circoncision de Jean-Baptiste
 

De nos jours, au début du XXIe siècle, le cœur de tous les vrais chrétiens pleure; en effet, ce que nous apprenons chaque jour, sur ce que vivent nos jeunes, leur absence totale d'éducation et les enseignements et les forces effrayantes qui les poussent vers le sexe et le mal sous toutes ses formes est absolument effrayant. Et nous constatons que, lorsqu'ils deviennent adultes, ce ne sont que des enfants blessés, ne pensant qu'à eux et incapables de prendre leur vie en mains quand ils ne sont pas obsédés par Satan. Tant de responsables sont épouvantés; que faire ?

Zacharie écrit le nom de l'enfant...

Nous avons parfois l'impression que le sol fuit sous nos pieds: que va-t-il arriver à toute cette jeunesse, à ces enfants qui connaissent et expérimentent, dès leur plus tendre enfance, ce que leurs grands ou arrière grands parents appelaient le mal? Il n'y a plus de péché puisque tout le monde agit ainsi, et pour nos enfants, non seulement c'est normal, mais c'est ce qu'il faut faire. Mensonge, alcool, sexe, drogue, et Satan. Oui, il y a Satan aussi et certains jeunes adultes ne pensent qu'au diable... Alors nous crions: Jésus, viens enfin à notre secours. Oui, Tu es Miséricorde, mais Tu es mort aussi pour nous, sur une croix, car le péché, ce n'est pas rien, même si on ne veut plus reconnaître le mal qu'est le péché. Oui, Jésus est mort dans des conditions exceptionnellement douloureuses car Il était venu pour nous libérer du péché et de Satan...

Mais revenons à la Vierge Marie dont le Fils est celui qui nous a tous délivrés de l'emprise du diable. Le temps passait vite pour elle, chez Zacharie, et vint le moment où "Élisabeth devait enfanter; et elle mit au monde un fils. Ses voisins et ses parents, ayant appris que le Seigneur avait manifesté sa miséricorde envers elle, se réjouissaient avec elle. Or, le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils voulaient le nommer Zacharie d'après le nom de son père. Alors sa mère, prit la parole: 'Non, dit-elle, mais il s'appellera Jean'. Ils lui dirent: 'Il n'y a personne de votre parenté qui soit appelé de ce nom.' Et ils demandaient par signes à son père comment il voulait qu'on le nommât. S'étant fait donner une tablette, il écrivit: 'Jean est son nom'; et tous furent dans l'étonnement."

Petite remarque :

D'une manière générale on considère souvent les muets comme étant des sourds-muets. Ici, c'est ainsi que les personnes présentes se comportent: elles parlent à Zacharie avec des signes comme s'il était sourd. Mais Zacharie est seulement muet. Intérieurement il devait sourire, mais il ne pouvait rien dire... Sans le vouloir, l'Évangile donne ici une preuve supplémentaire de la véracité de l'Évangile.

Tout ce que l'ange avait prédit à Zacharie était maintenant accompli. "À l'instant sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia; et il parlait, bénissant Dieu." L'étonnement fut grand dans le village de Zacharie: "La crainte s'empara de tous les habitants d'alentour, et partout dans la montagne de Judée on racontait toutes ces choses. Tous ceux qui en entendirent parler les recueillirent dans leur cœur, et ils disaient: 'Que sera donc cet enfant?' Et en effet la main du Seigneur était avec lui."

Pour Zacharie, le père du petit Jean, la stupeur était grande. Son épreuve étant terminée, il fut rempli de l'Esprit-Saint et il évoqua d'abord le long passé d'Israël. Dans son profond émoi il dit ce que l'Église reprendra plus tard et priera tous les jours:

"Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, parce qu'il a visité et racheté son peuple. Il a suscité pour nous une corne de salut, dans la maison de David, son serviteur, ainsi qu'il l'avait promis par la bouche de ses saints prophètes, dès les temps anciens, pour nous sauver de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent, afin d'exercer sa miséricorde envers nos pères et se souvenir de son pacte saint, du serment qu'il fit à Abraham, notre père, de nous accorder que, sans crainte, affranchis de la main de nos ennemis, nous le servions, avec sainteté et justice, tous les jours de notre vie."

Après ce rappel historique de l'espérance du peuple juif, Zacharie prit le petit enfant dans ses mains, et l'élevant bien haut afin que tout le monde le vît, il prophétisa: "Quant à toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant la face du Seigneur pour lui préparer les voies, afin d'apprendre à son peuple à reconnaître le salut dans la rémission de leurs péchés, par l'effet de la tendre miséricorde de notre Dieu, par laquelle nous visitera une lumière d'en haut pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix."

L'Évangile ne nous dit rien de l'enfance et de la jeunesse de Jean, sinon qu'il "croissait et se fortifiait en esprit. Puis il s'en alla demeurer dans le désert jusqu'au jour de sa manifestation devant Israël." (Luc 1, 58 à 80)

La jeune Vierge Marie, porteuse du Messie, resta encore quelques jours chez Élisabeth, après la naissance de Jean, puis elle s'en retourna chez elle. Joseph était-il venu à la circoncision de Jean? Nous ne savons pas. Par contre, on peut supposer que le retour de Marie fut préparé avec soin par Zacharie, si Joseph n'était pas avec eux. La jeune Marie, femme juive soumise à son époux, ne pouvait faire que ce que l'on lui demandait. De ce qui la concernait personnellement: la présence en elle du Messie, elle ne disait rien, mais elle commençait à s'inquiéter intérieurement: en effet, on pouvait déjà deviner qu'elle était enceinte. Aux yeux de tous ceux qu'elle approchait, c'était normal, mais Joseph? Que dirait-il et quelle décision prendrait-il? Cependant Marie ne pouvait rien dire à Joseph, elle devait attendre que la volonté de Dieu se manifestât; oui, Marie craignait un peu, mais gardait pourtant une grande espérance.

Remarque: Les fiançailles, à cette époque, notamment chez les juifs, étaient considérées comme le mariage officiel. Si une femme rompait ses fiançailles, on la considérait comme adultère, et elle était condamnée à la lapidation. Le fiancé s'en sortait beaucoup mieux, mais les gens honnêtes pouvaient le mépriser dans leur cœur.

   

 

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