CHEMIN DE SAINTETÉ

adveniat regnum tuum

Alphonse de Liguori
(1696-1787)
Évêque, Fondateur, Saint, Docteur de l'Église


LES VERUS DE MARIE

DISCOURS V

DISCOURS V
DE LA VISITATION DE MARIE

Marie est la trésorière de toutes les grâces divines. Celui qui désire des grâces doit donc recourir à Marie, et celui qui l'invoque doit être certain d'obtenir les grâces qu'il désire.

Une famille s'estime heureuse lorsqu'elle est visitée par un prince, à cause de l'honneur qu'elle en reçoit et des avantages qu'elle en espère. On doit appeler bien plus heureuse l'âme qui visite la Reine de l'univers, la très sainte Marie, qui ne saurait manquer de combler de biens et de grâces les âmes fortunées qu'elle daigne visiter au moyen de ses faveurs. La maison d'Obédédom fut bénie, lorsqu'elle fut visitée par l'arche du Seigneur. Mais ne sont-elles pas enrichies de bien plus grandes bénédictions, les personnes qui reçoivent l'amoureuse visite de l'arche vivante de Dieu, de la divine Mère ? La maison de Jean-Baptiste y eut-elle pénétré qu'elle combla toute la famille de grâces et de bénédictions célestes ; aussi la fête actuelle de la Visitation est-elle appelée communément la fête de Notre-Dame des Grâces. Examinons donc dans le présent discours comment Marie est la trésorière de toutes les grâces, et divisons-le en deux points. Dans le premier, nous verrons que celui qui désire des grâces doit recourir à Marie, dans le second, que celui qui invoque Marie, doit être certain d'obtenir celles qu'il désire.

PREMIER POINT. La sainte Vierge, ayant appris de l'archange saint Gabriel que sa cousine Elisabeth était enceinte de six mois, intérieurement éclairée du Saint-Esprit, elle connut que le Verbe incarne et devenu son Fils voulait commencer à manifester au monde les richesses de sa miséricorde, en accordant ses premières grâces à toute cette famille. Aussitôt, sortant du repos de la contemplation à laquelle elle était continuellement appliquée, et abandonnant sa chère solitude, elle partit pour se rendre à la maison d'Elisabeth. Comme la charité supporte tout et qu'elle ne souffre aucun retard, dit saint Ambroise sur cet Évangile (Lc. I, 35), sans s'inquiéter des fatigues du voyage, la faible et délicate Vierge se mit promptement en route. Arrivée à la maison, elle salua sa cousine, et suivant la réflexion de saint Ambroise, la salua la première. La visite de la Bienheureuse Vierge ne fut pas comme celles des mondains, qui se réduisent d'ordinaire à des cérémonies et à de fausses démonstrations : la visite de Marie apporta dans cette maison un trésor de grâces. En effet, à son entrée et à son premier salut, Elisabeth fut remplie de l'Esprit saint, et saint Jean-Baptiste fut lavé de la tache originelle, et sanctifié ; c'est pourquoi il donna un signe de joie, en tressaillant dans le sein de sa mère, voulant par là révéler la grâce qu'il avait reçue au moyen de la Bienheureuse Vierge, comme le déclara Elisabeth. En sorte, dit saint Bernardin de Buste, qu'en vertu du salut de Marie, Jean reçut la grâce du Saint-Esprit qui le sanctifia.

Or, si ces premiers fruits de la Rédemption passèrent tous par Marie, véritable canal par lequel étaient communiques la grâce à Jean-Baptiste, l'Esprit saint à Elizabeth, le don de prophétie à Zacharie, et tant d'autres bénédictions à cette famille, qui furent les premières grâces que nous sachions avoir été faites sur la terre par le Verbe depuis son incarnation ; il est très raisonnable de croire que Dieu avait des lors établi Marie cet aqueduc universel, suivant l'expression de saint Bernard, par lequel devaient ensuite découler vers nous les autres grâces que le Seigneur voudrait nous dispenser comme nous l'avons dit au chapitre V de la 1ere partie (GLOIRES DE MARIE).

C'est donc avec raison que la divine Mère est nommée le trésor, la trésorière et la dispensatrice des grâces célestes.

Saint Bonaventure, parlant du champ dont l'Évangile dit qu'un trésor y est caché et qu'on doit l'acheter à tout prix (Matth. 13, 44), déclare que ce champ n'est autre que Marie notre Reine, en qui est Jésus-Christ, le trésor de Dieu, et avec Jésus-Christ le principe et la source de toutes les grâces. Saint Bernard affirme que le Seigneur a place entre les mains de Marie toutes les grâces qu'il veut nous dispenser, afin que nous comprenions que tous les biens qui nous arrivent, nous arrivent par son intercession. Marie nous en donne elle-même l'assurance par ces mots: En moi sont toutes les grâces des vrais biens que vous pouvez désirez en cette vie (Eccl. 24). Oui, notre Mère et notre espérance, nous savons, lui disait saint Pierre Damien, que tous les trésors des divines miséricordes sont dans vos mains. Avant lui, saint Idelphonse l'affirmait avec une plus grande force d'expression lorsque, s'adressant à la Vierge, il s'écriait : Ma Souveraine, toutes les grâces que Dieu a résolu de faire accorder aux hommes, il a résolu de les accorder toutes par votre entremise ; c'est pourquoi il vous a confié tous les trésors des grâces. De telle sorte, ô Marie, conclut saint Germain, qu'il n'y a point de grâce dispensée à l'homme, sinon par vos mains.

Sur les paroles par lesquelles l'ange rassurait la sainte Vierge (Lc. I), le Père Albert le Grand fait cette belle réflexion : O Marie, vous n'avez pas ravi la grâce, comme Lucifer voulait la ravir ; vous ne l'avez point perdue, comme Adam ; vous ne l'avez point achetée, comme voulait l'acheter Simon le magicien ; mais vous l'avez trouvée, parce que vous l'avez désirée et cherchée. Vous avez trouvez la grâce incréée, qui est Dieu lui-même, devenu votre Fils, et avec elle vous avez trouve et obtenu tous les biens crées. Cette pensée est confirmée par saint Pierre Chrysologue, lorsqu’il déclare que la Mère de Dieu a trouve cette grâce pour procurer ensuite le salut à tous les hommes. Il dit ailleurs que Marie a trouve une grâce telle qu'elle suffit pour sauver chacun de nous. De telle façon, fait observer Richard de Saint-Laurent, que comme Dieu a créé le soleil pour éclairer la terre de ses rayons, ainsi il a créé Marie pour dispenser au monde par son moyen toutes les miséricordes divines. Et saint Bernardin ajoute que la sainte Vierge, du moment qu'elle devint la Mère du Rédempteur, acquit une sorte de juridiction sur toutes les grâces.

Concluons ce point avec les paroles de Richard de saint Laurent : si nous voulons obtenir quelque grâce, recourons à Marie, qui ne peut manquer d'obtenir pour ses serviteurs tout ce qu'elle demande, puisqu'elle a trouvé la grâce divine et qu'elle la trouve toujours. Saint Bernard en dit autant. Si donc nous désirons des grâces, il faut nous adresser à la trésorière et à la dispensatrice des grâces, puisque la volonté suprême de l'auteur de tout bien, nous assure le même saint Bernard, est que toutes grâces soient dispensées par les mains de Marie. Qui dit toutes, n'en excepte aucune. Mais, comme pour obtenir les grâces il faut avoir la confiance, voyons maintenant combien nous devons être assurés de les recevoir en recourant à Marie.

DEUXIEME POINT. Pourquoi Jésus-Christ a-t-il placé dans les mains de sa Mère tous les trésors des miséricordes qu'il veut accorder, si ce n'est pour qu'elle enrichisse tous ses serviteurs qui l'aiment, qui l'honorent, et qui recourent à elle avec confiance (Prov. 8, 21) ? La sainte Vierge nous l'assure dans un texte que l'Eglise lui applique. C'est uniquement dans la vue de nous secourir, dit l'abbé Adam que ces richesses de vie éternelle sont conservées par Marie, dans le sein de laquelle le Sauveur a placé le trésor des malheureux, afin que les pauvres s'enrichissent en puisant à ce trésor. Saint Bernard ajoute que, dans cette intention, Marie a été donnée au monde comme un canal de miséricordes, pour que les grâces descendissent continuellement par son intermédiaire du Ciel vers les hommes.

Le même Père a cherché pourquoi saint Gabriel, qui avait trouvé Marie pleine de grâces (comme l'annonce son salut : Ave gratia plena), ajoute que le Saint-Esprit allait descendre en elle pour la remplir encore plus de grâces, et il s'est demande ce que pouvait opérer encore la venue du Saint-Esprit puisqu'elle en était déjà pleine ? Marie, dit-il, était déjà remplie de grâces, il est vrai, mais le Saint-Esprit l'en combla surabondamment, afin que cette surabondance pourvût à tous nos besoins, misérables que nous sommes. C'est pourquoi Marie est comparée à la lune. Heureux qui me trouve, en recourant à moi (Prov. 8, 35), dit notre Mère. Il trouver la vie et la trouvera facilement ; car, de même qu'il est aisé de trouver de puiser autant d'eau qu'on en désire à une grande fontaine, de même il est facile de trouver les grâces et le salut éternel en recourant à Marie. Une âme pieuse disait qu'il suffit de demander les grâces à Marie pour les avoir, et saint Bernard déclare qu'avant la naissance de la Vierge, le monde n'avait pas cette abondance de grâces qu'on voit aujourd'hui inonder la terre, parce qu'il n'en possédait pas encore l'admirable canal, c'est-à-dire Marie. Mais, maintenant que nous avons cette Mère de miséricorde, quelles grâces pourrions-nous craindre de ne point obtenir en nous prosternant à ses pieds ? Je suis la ville et le refuge, lui fait dire saint Jean Damascène, pour tous ceux qui recourent à moi. Venez donc, mes enfants, et je vous accorderai des grâces en plus grande abondance que vous ne pensez.

Il arrive à bien des âmes ce que la Vénérable soeur Marie Villani aperçu dans une vision céleste : cette servante de Dieu vit un jour la Mère de Dieu sous l'emblème d'une fontaine, où l'on accourait en foule pour y puiser de l'eau de la grâce ; mais qu'arrivait-il ? Ceux qui portaient des vases intacts conservaient en entier les grâces reçues ; mais ceux qui portaient des vases fêlés, c'est-à-dire, les âmes chargées de péché, ne recevaient les grâces que pour les perdre aussitôt. Au reste, il est certain que des grâces innombrables sont accordées chaque jour aux hommes, même ingrats, pécheurs, et des plus misérables. Saint Augustin l'indique dans un beau passage (S. Aug. Serm. de Ass.)

Ranimons donc toujours de plus en plus notre confiance, serviteurs de Marie, en recourant à elle pour lui demander des grâces. Et, afin de ranimer notre confiance, souvenons-nous toujours des deux grands attributs de cette bonne Mère, savoir, le désir qu'elle a de nous faire du bien, et le pouvoir qu'elle tient de son Fils d'obtenir tout ce qu'elle demande. Pour apprécier le désir qu'a Marie de nous secourir tous, il suffit de considérer le mystère de la fête qui nous occupe, c'est-à-dire sa visite à sainte Elisabeth. La distance de Nazareth à la Cité d’Hébron, ou de Judée, comme dit saint Luc, était d'environ trente trois lieues ; la longueur du chemin, les fatigues du voyage n'empêchèrent pas la sainte Vierge, faible et délicate qu'elle était, de se mettre aussitôt en route, décidée par quel motif ? Par le vif sentiment de charité, qui remplit toujours son tendre coeur, et qui la porte à aller commencer dès lors son grand office de dispensatrice des grâces. Marie, dit saint Ambroise, n'allait point vérifier si Elisabeth était enceinte, comme l'ange le lui avait annoncé ; mais, transportée du désir d'être utile à cette famille, ravie de joie de pouvoir faire du bien à son prochain, toute entière à cet emploi de charité, elle partit sans diligence. Notez que l'Evangéliste, parlant du voyage de Marie à la maison d'Elisabeth, dit qu'elle se hâta ; mais que, parlant de son retour chez elle, il ne fait plus mention de son empressement (Lc I, 56). Dans quel but, demande saint Bonaventure, la Mère de Dieu aurait-elle mis tant d'empressement à visiter la maison de Jean-Baptiste, si elle n'avait eu le désir d'être utile à cette famille ?

Cet esprit de charité envers les hommes, au lieu de s'éteindre dans Marie lorsqu'elle monta au Ciel, y a plutôt augmenté, parce qu'elle y connaît mieux nos besoins et compatit davantage à nos misères. Saint Bernardin de Buste a écrit que Marie a plus de désir de nous faire du bien, que nous n'en avons d'en recevoir d'elle. C'est au point, dit saint Bonaventure, qu'elle se tient offensée par ceux qui ne lui demandent point de grâces. En effet, son inclination est d'en combler surabondamment ses serviteurs.

Ainsi trouver Marie, c'est trouver toute espèce de biens. Chacun peut la trouver, fut-il le plus grand pécheur du monde, puisqu'elle est trop bonne pour repousser aucun de ceux qui l'invoquent. J'invite tout le monde à recourir à moi (lui fait dire Thomas à Kempis), j'attends ; je désire tout le monde ; je ne méprise aucun pécheur, quelque indigne qu'il soit, s'il implore mon secours. Quiconque lui demande des grâces, dit Richard la trouve prête, toujours disposée à le seconder et a lui obtenir les grâces du salut éternel par sa puissante intercession.

J'ai ajouté : par sa puissante intercession, car le second motif qui doit accroître notre confiance, c'est que Marie obtient de Dieu tout ce qu'elle demande en faveur de ses serviteurs. Observez, fait remarquer saint Bonaventure au sujet de la visite de Marie à sainte Elisabeth, quelle grande vertu ont les paroles de Marie, puisqu' à sa voix la grâce du Saint-Esprit fut conférée à Elisabeth et à Jean, son fils, comme le rapporte l'Evangéliste (Lc I). Théophile d'Alexandrie dit que Jésus aime que Marie le prie pour nous, parce qu'alors toutes les grâces qu'il accorde par son intercession, il les accorde moins à nous qu' à sa Mère. Remarquez ces mots par son intercession, car, suivant saint Germain, Jésus ne saurait rien refuser de ce que Marie lui demande, voulant en cela lui obéir comme à sa véritable Mère ; d'ou le saint conclut que les prières de cette Mère ont une certaine autorité sur Jésus-Christ, en sorte qu'elle obtient le pardon des plus grands pécheurs qui se recommandent à elle. Conséquence bien justifiée par ce qui arriva au noces de Cana, où Marie demandant à son Fils de suppléer au vin qui manquait, le Sauveur, quoique le temps destiné aux miracles ne fut pas encore venu, fit cependant, pour obéir à sa Mère, celui qu'elle demandait, en changeant l'eau en vin.

Si nous voulons des grâces, allons au trône de la grâce, qui est Marie, allons-y avec de l'espérance d'être certainement exaucés, moyennant l'intercession de Marie, qui obtient tout ce qu'elle demande de son Fils. La Vierge, Mère de Dieu, a déclare à sainte Mechtile que le Saint-Esprit, en la remplissant de toute sa douceur, l'avait rendue si chère à Dieu, que quiconque sollicitait des grâces par son entremise les obtenait.

Suivant une pensée célèbre de saint Anselme, quelquefois on obtient plus promptement les grâces en recourant à Marie, qu'en s'adressant à notre Sauveur Jésus lui-même : ce n'est pas qu'il ne soit la source et le maître de toutes les grâces, mais c'est qu'en recourant à sa Mère, et celle-ci s'intéressant pour nous, ses prières, étant celles d'une mère, ont plus de forces que les nôtres. Ne quittons donc pas les pieds de cette trésorière des grâces, et répétons-lui avec saint Jean Damascène : O Mère de Dieu, ouvrez-nous la porte de votre miséricorde en priant toujours pour nous, car vos prières sont le salut de tous les hommes. En recourant à Marie, il vaut mieux la prier de demander pour nous et de nous obtenir les grâces qu'elle sait être plus convenables à notre salut, comme le fit le dominicain Regnault, ainsi que le rapporte les chroniques de l'ordre. Ce serviteur de Marie, se trouvant malade, sollicitait la grâce de sa guérison ; la Reine du Ciel lui apparut accompagnée de sainte Cécile et sainte Catherine, et lui dit avec une grande douceur : Mon fils, que désirez-vous que je fasse en votre faveur ? Le religieux, confus à cette offre gracieuse de Marie, ne savait que répondre. Alors, une des deux saintes lui donna ce conseil : Regnault, savez-vous ce que vous devez faire ? Ne demandez rien, et remettez-vous entièrement entre ses mains, parce que Marie saura vous obtenir une grâce plus avantageuse que celle que vous demanderiez. Le malade ayant suivi ce conseil, la divine Mère lui obtint la grâce de guérir.

Mais, si nous souhaitons d'être visites par cette Reine du Ciel, il faut que nous la visitions souvent nous-mêmes, en allant prier devant quelqu'une de ses images ou dans quelque église qui lui soit dédiée. Les pieuses visites de ses serviteurs leur méritent des faveurs toute spéciales.

PRIERE

Vierge immaculée et bénie, puisque vous étés la dispensatrice universelle de toutes les grâces divines, vous étés donc l'espérance de tous et la mienne. Je remercie toujours le Seigneur qui m'a fait vous connaître et connaître ainsi le moyen que je dois prendre pour obtenir les grâces et pour me sauver. Ce moyen, c'est vous, ô puissante Mère de Dieu ! car je sais que c'est d'abord par les mérites de Jésus-Christ et ensuite par votre intercession que je dois me sauver. Ah ! ma Reine, qui avez mis tant de diligence à visiter et à sanctifier par votre présence la maison d'Elisabeth, daignez visiter, mais visiter promptement, ma pauvre âme. Faites diligence ; vous savez mieux que moi combien elle est indigente, affligée de plusieurs maux, d'affections déréglées, d'habitudes pernicieuses, de péchés commis : maux contagieux qui la conduiraient à la mort éternelle. Vous pouvez l'enrichir, ô trésorière de Dieu ! et vous pouvez la guérir de toutes ses infirmités. Visitez-moi donc pendant ma vie ; visitez-moi surtout à l'heure de la mort, parce qu'alors votre assistance me sera plus nécessaire. Je ne prétends pas et je ne suis pas digne que vous me visitiez sur la terre par votre présence visible, comme vous avez visite tant de vos serviteurs, mais qui n'étaient pas indignes ni ingrats comme moi ; je borne mon désir à vous voir un jour face à face régner dans le Ciel, pour vous aimer davantage et vous remercier de tout le bien que vous m'avez fait. A présent, je ne vous demande que de me visiter par votre miséricorde, il me suffit que vous priiez pour moi.

Priez donc, ô Marie ! et recommandez-moi à votre Fils. Vous connaissez mieux que moi mes misères et mes besoins. Que vous dirai-je de plus ? Ayez pitié de moi. Je suis tellement misérable et ignorant, que je ne saurais connaître ni demander les grâces qui me sont le plus nécessaires. Ma Reine et ma douce Mère, demandez-les pour moi, et obtenez de votre Fils les grâces que vous savez être plus utiles, plus nécessaires à mon âme. Je m'abandonne tout entier dans vos mains, je prie seulement la divine majesté de m'accorder, par les mérites de mon Sauveur Jésus, les grâces que vous solliciterez pour moi. Demandez, demandez donc, ô Vierge très sainte ! ce que vous croirez le plus utile. Vos prières ne courent pas la chance d'un refus ; ce sont celles d'une Mère à un Fils, qui vous aime tant et qui se plait à faire ce que vous lui demandez, afin de vous honorer davantage par là, et de vous prouver en même temps le grand amour qu'il vous porte. Ma Souveraine, faisons ce pacte ensemble : je mets en vous ma confiance ; de votre côté, veillez à mon salut. Ainsi soit-il.

   

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