LA VOIE MYSTIQUE

adveniat regnum tuum

Première partie

La vie de Saint Jean Bosco

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Un remarquable conseiller: Don Cafasso

3-1-Le grand séminaire

Jean Bosco ne pouvant payer ses études au grand séminaire pensait entrer chez les franciscains. On lui conseilla auparavant, d’aller consulter don Cafasso, un jeune prêtre de 23 ans, déjà réputé pour sa grande sagesse et sa sainteté. Don Cafasso estima que Jean devait poursuivre ses études au grand séminaire, et  il compléta souvent le prix de la pension que Jean ne pouvait pas payer malgré tout son courage.

Jean Bosco resta six ans au grand séminaire. Il ne vivait que pour les jeunes qu’il rencontrait aussi souvent que possible les jours de congé et pendant les vacances. À la fin de ses années de séminaire un autre songe allait de nouveau lui indiquer la route à suivre.

3-2-Le jeune prêtre

Jean Bosco fut ordonné prêtre à Turin le 5 juin 1841. Devenu don Bosco il se demandait quel emploi sacerdotal serait le sien. Une offre intéressante se présentait: être précepteur dans une famille noble avec des appointements corrects. Mais don Cafasso lui conseilla de venir à Turin pour achever sa formation au Collège ecclésiastique. La tâche, en effet, était urgente de préparer un sacerdoce instruit, pieux et zélé, seul capable de ramener à Dieu une société chrétienne désemparée. Jean fut admis gratuitement. Il y resta trois années providentielles qui lui permirent de compléter ses études et d’entrer en contact avec les misères de nombreux jeunes.

3-3-Un nouveau songe

Jean se vit dans la ferme de son frère, au pied de laquelle s’ouvrait une large vallée qui, soudain, se transforma en une populeuse cité. Dans les rues grouillait une jeunesse abandonnée à elle-même et aux vices. Jean ne pouvant supporter les blasphèmes se précipita pour les faire taire en les menaçant de coups, puis n’obtenant rien, en passant aux actes. Vite submergé par le nombre, l’abbé Bosco dut prendre la fuite...

C’est alors qu’un mystérieux personnage lui ordonna de retourner vers ces malheureux et de les corriger par la persuasion. L’abbé ne paraissant pas très convaincu, l’Inconnu lui présenta une Dame:

— Voici ma Mère; prends ses conseils.

Et la Dame ajouta :

— Si tu tiens à apprivoiser ces terribles gamins, ne les prends pas à coups de pieds ou de poings, mais conquiers-les par la douceur et la persuasion.

Ce qu’il fit... Alors, comme dans le premier songe, les enfants se changèrent d’abord en fauves pour devenir immédiatement de doux agneaux. Jean Bosco comprit quelle serait sa vocation.

 

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